« Au début, tout avait été mal, car il était convaincu que je voulais surtout critiquer son travail… » se trouve, bien sûr, dans LE roman de James M. Cain, l’indémodable Facteur sonne toujours deux fois. Plutôt que la couverture, j’ai préféré les jambes et la tenue affriolante de Lana Turner dans la version de 1946.
« Le rapport balistique et l’autopsie dévoilaient des surprises inouïes.» De James Ellroy, on connaît bien évidemment Le Dahlia noir ou L.A. Confidential. Tout aussi passionnant est le roman A cause de la nuit d’où est tirée la phrase ci-dessus.
J’adore pour ma part La nuit du Renard de Mary Higgins Clark. Mais Tu m’appartiens où vous trouverez la réplique suivante « Elle regarda dans son rétroviseur. La voiture qui roulait derrière elle était-elle en train de la suivre ?... » n’est pas mal non plus, dans le genre.
Les polars de Didier Daeninckx sont très engagés. Meurtres pour mémoire dont j’ai extrait cette phrase (« Dans deux bouteilles distinctes, tu ne crains rien, mais si tu mélanges, tout te pète à la gueule ») n’échappe pas à la règle.
« Le gros bonhomme se plia en deux, en poussant un grognement sonore, accompagné d’un jet de postillons ». Ce passage, mieux qu’un autre, montre que dans les romans de Chester Himes, bien souvent Il pleut des coups durs.
« Alors je l’oblige à tourner la terrine de mon côté et je lui roule un patin si corsé qu’elle en tombe raide sur le plume » Une phrase pareille ne pouvait qu'être l’œuvre d'un San Antonio, mais dans quel ouvrage ? Il y en a tant. J’ai bien l’honneur de vous buter est la réponse.
Les enquêtes du 87ème district nous entraînent vers « une boutique de la Quinzième Rue» où Ed Mc Bain a situé une partie de l’action de Jeux de mots.
La dame du lac, le roman de Chandler dont je me suis inspiré pour le début (et notamment la scène de la rencontre avec Lebrun-Massenet) contient, entre autres, cette phrase lumineuse qui éclaire l’avant-dernier chapitre. « Se tuer soi-même et arranger les choses pour que quelqu’un d’autre soit accusé de vous avoir tué, ça ne colle pas du tout avec mes petites idées banales sur la nature humaine »
« Ainsi se termine notre histoire. » Phrase idéale pour terminer un roman. empruntée à Thierry Jonquet et son superbe La Bête et la Belle.