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10.09.2007

Nid de guêpes

Comme je l’ai déjà dit, l’originalité de Mort à Dunkerque tient surtout à son mode d’écriture  (la seconde personne) et à l’idée de faire apparaître les rouages du roman policier. Une fois que ce projet a été établi, il fallait dramatiser tout cela, théâtraliser en quelque sorte. En clair, il me fallait une histoire. Une intrigue.

Les histoires, ce n’est pas ce qui manque. Ni ce qui me manque. J’ai donc fait coïncider le projet avec un récit que j’avais déjà imaginé. L’histoire d’un homme d’affaires (d’un type plutôt influent, en tout cas) qu’on retrouvait mort dans son bureau et dont l’apparent suicide semblait masquer un vrai assassinat. Rien de révolutionnaire. Mais j’avais pensé à un dénouement sinon inattendu du moins un peu surprenant. Je sais bien que ce qui compte ce n’est pas tant l’histoire que la manière dont elle est racontée mais je suis de la vieille école et j’ai du mal à me débarrasser de vieux réflexes. J’ai donc échafaudé mon intrigue, peinant devant mon écran avant de réussir à composer une histoire qui semblait la route.

J’étais plutôt content de moi. D’avoir réussi à mener mon projet à terme d’abord et puis aussi de la résolution de l’énigme en elle-même que je trouvais originale.

Dans le cadre de mes recherches, j’ai été amené à lire ou relire des classiques de la littérature policière. Et là quelle ne fut pas ma surprise de constater que cette histoire (ou un scénario très approchant) avait déjà été écrite sous la forme d’une nouvelle par la maîtresse du genre : la mère Agatha.

Trop tard pour changer. Le livre était déjà en partie écrit. Je n’ai que ma parole pour convaincre ceux qui douteraient de ma bonne foi mais je jure que je n’avais pas lu cette nouvelle avant de commencer à rédiger mon livre. Les idées sont dans l’air. Et donc à tout le monde, non ? Et puis je ne risque pas de faire de l’ombre à la grande dame.

Moralité quand même de cette petite fable : c’est bien la preuve qu’en matière de roman policier comme en tant d’autres choses, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », comme disait l’autre. (Je sais que c’est Lavoisier)

Pour ceux qui seraient tentés de lire cette nouvelle (qui leur donne quand même la clef de mon ouvrage), cliquez ici  Le_guépier_2.2.doc

 

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