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29.06.2007
Esquelbecq Night Fever
Dans la série « les auteurs ne sont jamais fatigués », voici à l'approche de l'été un événement qui fera sans doute date dans la vie littéraire régionale et auquel, à ce titre, je me devais de participer:
LA NUIT DU LIVRE A ESQUELBECQ.
Jusqu'à maintenant, je dois confesser que je ne connaissais ce charmant village que pour sa brasserie artisanale (qui vaut franchement le détour). Mais la municipalité voit plus loin. Elle ambitionne de s’établir comme concurrent direct de Redu, en Belgique, en tant que village du livre. Une initiative à encourager, non ? Et pour montrer leur motivation, les organisateurs ont prévu un lancement sous la forme d’une nuit (enfin presque. De 15 heures à 23 heures 30, en fait. Mais il faut commencer doucement) consacrée aux livres avec différentes animations (dont vous trouverez le détail sur le site officiel dédié à l’événement). J’ignore encore la nature de mon intervention (j’avais pensé à numéro de claquettes en tong) mais je travaille activement sur le projet, vous pouvez me croire. Quoi qu’il en soit, un programme comme celui que je viens de résumer (Littérature et Bière), ça ne peut se bouder.
15:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christophe Lecoules, Mort à Dunkerque, Ravet-Anceau, Polars en Nord, roman policier, Nuit du livre, Esquelbecq
04.06.2007
Bienvenue à Dunkerque
Avec un peu de retard (même si on peut supposer qu’il s’agissait sans doute d’un coup marketing de Gilles Guillon - jamais à cours d’idées dans ce domaine - pour éprouver encore un peu plus l’impatience des lecteurs), Bienvenue à Dunkerque de Maxime Gillio est enfin disponible dans les points de vente habituels. Enrichi de quelques pages et agrémenté d’un nouveau titre (j’aimais pourtant bien Le Blues du Corsaire[1], moi ! Enfin, ce n’est pas moi qui décide), nul doute que le roman va rencontrer les faveurs du public. C’est tout le mal que je souhaite à cet ouvrage. Et à son auteur.
19:01 Publié dans Le coin des copains | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Christophe Lecoules, Mort à Dunkerque, Ravet-Anceau, Polars en Nord, roman policier, Bienvenue à Dunkerque, Maxime Gillio
01.06.2007
L'absolue perfection du crime de Tanguy Viel
Inauguration aujourd’hui d’une nouvelle rubrique : Le livre de la semaine. Je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison pour que je parle que de mon livre sur ce blog. Les autres, après tout, devaient aussi passer à la moulinette. Pour garder tout de même un semblant de cohérence, je vais essayer de me limiter aux romans policiers. Mes dernières lectures qui plus est. Enfin, ça c’est les bonnes résolutions de départ. Après, on verra. Quoi qu’il en soit, je me lance dans une carrière parallèle de critique littéraire. Attention les yeux !
Cette semaine : L’absolue perfection du crime de Tanguy Viel (éditions de Minuit, 2001)
J’ai craqué pour le titre, d’abord qui sonne comme un vers de tragédie moderne. J’achète souvent des livres comme ça, parce que la couverture me plaît, que le titre sonne bien. Je ne dis pas que je n’ai pas souvent regretté mes achats. Ce n’est pas le cas du roman de Tanguy Viel. A la frontière du polar, il est vrai. Encore que les limites du genre – c’est ce qui fait d’ailleurs sa force- aient tendance à fluctuer.
Bref. Je parlais de tragédie moderne. Et c’est bien de ce dont il est question dans L’absolue perfection du crime construit comme une pièce en trois actes articulés autour de temps forts : la préparation d’un casse, le casse en lui-même, la vengeance. L’histoire est simplissime. Le braquage d’un casino. Mais c’est dans l’atmosphère créée par l’auteur que réside l’intérêt de ce roman.
On sort troublé de cette lecture où le narrateur semble s’attacher à l’anecdotique plutôt qu’au nécessaire avant qu’on se rende compte que c’est l’anecdotique qui est le nécessaire. Comme souvent, finalement. Tanguy Viel manie, en effet, avec dextérité et –tour de force- conjointement l’ellipse et la redondance, répétant des mots, des phrases, des expressions et passant sous silence des éléments clefs de l’action. Ainsi, le casse, moment capital de l’intrigue est seulement rapporté dans la scène de la reconstitution. Idem pour le cadre. La ville, qu’on situe difficilement, n’est qu’un décor prétexte. Les personnages eux-mêmes paraissent désincarnés. Presque réduits à leur fonction narrative, mus par leur destin fatal, comme des héros tragiques. On y revient.
Vous l’aurez compris, une lecture que je recommande vivement. C’est mon avis, en tout cas, et je le partage. Au moins avec l’auteur, je pense.
09:43 Publié dans Le livre de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christophe Lecoules, Mort à Dunkerque, Ravet-Anceau, Polars en Nord, roman policier, Tanguy Viel, L'absolue perfection du crime