11.11.2007
Evènement interplanétaire
doutez) notamment par la sortie toute récente de mon dernier opus, Une nuit de Carnaval paru le 25 Octobre, publication à peine éclipsée par la sortie simultanée (hasard du calendrier ou volonté de me nuire, plus probablement) de l'ultime pochade d'une sombre romancière écossaise racontant les tribulations d'un apprenti sorcier dont vous avez peut-être entendu vaguement parler. Qu'importe. L'essentiel c'est que le livre, dont voici un petit avant-goût (couverture et pitch, comme on dit dans le métier), soit enfin disponible dans les meilleurs points de vente. « Au moment où le cortège atteignait la place Jean Bart, une vive douleur sous l’omoplate droite le fit se cambrer. Quelque chose s’était fiché entre ses vertèbres. Il ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Instinctivement, il tourna la tête mais il ne put rien apercevoir sinon des masques, bouches ouvertes, qui, à la vue de sa statue, chantaient les louanges du bienveillant corsaire. Jean Bart, Jean Bart Salut à ta mémoire...Il sentit un liquide chaud couler le long de son dos et mit quelques secondes à réaliser que c’était son propre sang. »
« Anne-Marie, tu n'as pas de mari ? Anne-Marie, tu n'as pas d'enfant ? » Le chef de la Brigade Criminelle de Dunkerque en est convaincu. La clef du mystère est là. Dans ces quelques vers d'une vieille chanson exhumée du fond des âges pour mettre en musique une farandole macabre. Cette année, en effet, c'est au rythme des cadavres que vit le Carnaval. Aux fifres et aux tambours, fait aujourd'hui écho le sinistre bruit des corps qui tombent. Œuvre d'un fou ? D'un maniaque ? D'un tueur en série ? Tout le monde se perd en conjecture. Tout le monde sauf le placide commandant Jugurtha, fraîchement débarqué dans la ville portuaire, et qui mène l'enquête. A sa manière. Déconcertante, pour le moins. Surtout pour ses collègues. Il est vrai qu'entre son emménagement qui a tendance à s'éterniser et l'accouchement imminent de sa femme, il a un peu la tête ailleurs. La tête ailleurs, mais les idées claires. Suffisamment, en tout cas, pour démêler cet imbroglio où les cadavres costumés et un tueur masqué avancent dans l'ombre. Et en cadence.
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