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20.11.2007
Sur les traces de Jugurtha
Avec Mort à Dunkerque, j'avais quelque peu malmené la géographie urbaine de la cité de Jean Bart. Pour Une Nuit de Carnaval, dans un souci d'authenticité, j'ai décidé de me montrer plus rigoureux dans la description des endroits où les personnages allaient évoluer. Et pour cela quoi de mieux qu'une enquête de terrain ? Sinon plusieurs enquêtes de terrain dont voici un premier aperçu. Muni de mon petit appareil, j'ai arpenté les rues, les jardins, les monuments, les musées, même. Tiens en parlant de musée, si on commençait par
Une visite au LAAC (Lieu d'Art et d'Action Contemporaine)
"Au coin de l’avenue des Bains et de la rue des Chantiers de France, Schuster parqua la voiture. Il monta sur le trottoir. Un autre véhicule de police était déjà stationné devant l’entrée du parc. Jugurtha, suivi de son jeune
garde du corps, pénétra le jardin par un petit portail à la mine tourmentée. Le ton était donné. On entrait dans un nouvel univers. Le monde de l’Art. Autant dire une autre planète. De toute évidence, les lampadaires bordant l’allée avaient été placés là plus pour le décor qu’autre chose. La faible lumière qu’ils diffusaient permettait tout juste au passant de ne pas s’écarter du sentier pavé qui sinuait au milieu des étendues gazonneuses. Question de priorité, sans doute. A côté de cela, les responsables du parc n’avaient pas lésiné sur l’éclairage des sculptures disséminées un peu partout sur les pelouses. Des projecteurs individuels, parfois de couleurs, tiraient de l’ombre assassine, dans laquelle le pauvre passant nocturne avançait presque à tâtons, des ouvrages de fer et de pierre qui semblaient avoir poussé de ci de là comme des pestes végétales.
"Jugurtha passa devant un squelette de ferraille à qui il manquait les bras et la tête. Une sorte de vénus de
Milo de l’ère industrielle, assise, bien droite, les fesses dans l’herbe. L’esthétisme baroque de cet épouvantail d’acier figé dans son inutilité plongea le policier dans une profonde perplexité. Il s’arrêta quelques instants. Sur une stèle, à côté, on avait indiqué le nom de ce chef d’œuvre. Hommage à Pedro Rodriguez. Jugurtha ne chercha pas à comprendre. Pas plus ce qui avait présidé au dépôt de cette antiquité dans un jardin public que la signification de ce titre. Il se demanda juste ce que tout ça donnait de jour. Peut-être qu’à lumière du soleil, ça avait une autre allure. Sans doute, même. Il se promit de revenir faire un tour. A l’occasion." (Chapitre 13)
La suite demain
18:35 Publié dans Une Nuit de Carnaval | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Christophe Lecoules, Mort à Dunkerque, Ravet-Anceau, Polars en Nord, roman policier, Une Nuit de Carnaval, LAAC
Commentaires
Voilà que ce soir pendant le repas de réveillon, la famille vient à parler d'un certain livre "Une nuit de Carnaval" étant un grand adepte de cette tradition je leur demande l'auteur de ce livre et on me répond Christophe Lecoules !
Ah naaaan mon ancien prof de français qui apparait en plein repas de noël :) bref tout ça pour vous dire joyeux noël de la part d'un ancien élève de la S1MAI !
J'ai un site sur le carnaval donc si vous voulez que je mette un petit article sur le livre, dîtes moi quoi ;)
http://www.dkpsuleurs.fr
webmasteur@dkpsuleurs.fr
Ecrit par : Vérove Simon | 25.12.2007