22.08.2007

Les personnages masculins

Après les femmes, les hommes. Il n’y  pas de raison. Les règles de la séculaire galanterie française ayant été respectée, je peux y aller franco maintenant.

Je ne reviendrai pas dans cette rubrique sur le cas du héros-détective, Francis Rose-Rosette, qui a déjà fait l’objet d’un billet (voir Les icônes in Les sources d’inspiration), préférant me focaliser sur les autres protagonistes mâles qui peuplent le récit. Et il y en a.

medium_Huddleston.jpgA tout seigneur (ou presque), tout honneur. Je consacre l’article du jour à Lebrun-Massenet, l’éditeur de polars (toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé … vous connaissez la suite), premier commanditaire de Rose-Rosette et déclencheur (pas sa mort aussi prématurée que mystérieuse) de l’action.

Ce caractère (au sens anglo-saxon du terme !!!) m’a été inspiré à la fois par le cinéma et la littérature. Pour l’image, j’ai emprunté ses traits à David Huddleston (photo) dans ce qui est un de mes films cultes The Big Lebowski des frères Coen. Exception faite du fauteuil roulant, Lebrun-Massenet c’est lui. Parallèlement, j’ai sans vergogne pillé Raymond Chandler. Il est vrai que la scène inaugurale (la rencontre entre le privé et l’homme d’affaires) de La dame du Lac, dont je me suis plus qu’inspiré pour mon premier chapitre, regorgeait d’éléments qui correspondaient exactement à ce que je cherchais. Je ne me suis pas posé plus de questions. Voilà comment est né Lebrun-Massenet. Une bonne dose de Jeffrey Lebowski, un soupçon de Kingsley (l’homme d’affaires de La dame du Lac, je préfère préciser pour ceux du fond qui discutent) et le tour était joué.

Pour ce qui est du nom, enfin, (faisons les choses bien et jusqu’au bout) je voulais quelque chose de ronflant. Un nom à rallonge, qui fasse bien patron, bien installé dans la vie, un nom composé donc. J’ai choisi d’unir (en tout bien tout honneur) les patronymes d’un de mes anciens collègues et d’une célèbre présentatrice française de Talk-Show.

Voilà, ce n’est pas si dur finalement d’inventer des personnages. C’est ce que je réponds quand les gens me disent : Mais où allez-vous chercher tout ça ?