25.11.2007

Dédicaces Majuscule

BLa cohue était telle qu'il a fallu faire intervenir les CRS. La responsable de la librairie me confiait qu'elle n'avait jamais vu ça, même pour la sortie du dernier Harry Potter. Il faut dire que l'événement avait été relayé par tous les organes de presse, La voix du Nord en tête (voir document ci-dessous). 150 livres signés selon les organisateurs, 25 en vérité, c'est quand même déjà pas mal. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que ce fut une séance de dédicaces plutôt prolifique, agrémentée de rencontres très enrichissantes. Et pour la peine, je remets ça dans trois semaines. Prochain rendez-vous à Auchan Grande-Synthe le 16 Décembre, mais pas tout seul cette fois puisque je devrai partager la vedette avec deux de mes collègues (de bureau) les bien nommés Maxime Gillio (Bienvenue à Dunkerque) et J. (elle veut pas qu'on dise qu'elle s'appelle JOSETTE! zut, je l'ai dit! La boulette !) Wouters (Chiens d'Arras). Autant dire un plateau de choix.

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22.11.2007

Les honneurs de la presse

Bon, ce n'est pas encore Le Figaro littéraire mais il faut un début à tout. Et puis c'est l'occasion pour moi de replacer la séance de dédicaces à Majuscule Dunkerque, pour ceux qui passeraient dans la région Samedi entre 15 heures et 18 heures...

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21.11.2007

Sur les traces de Jugurtha (suite)

Comme promis, suite de la visite guidée, toujours au LAAC, tant qu’à faire

bf6108a6ac8a1cb0f07adaf0b38b03ae.jpg« Sur sa droite, à l’orée d’un bosquet minéral, des ombres s’agitaient. Jugurtha quitta le sentier éclairé et s’approcha prudemment. Les roches qui ressemblaient à des menhirs formaient comme un bouquet de pierres. D’une petite vasque s’écoulait un mince filet d’eau qui cascadait entre les rochers. Au centre, un énorme bloc reposait au sol comme un colosse anéanti. » (Chapitre 13)

 

 

 

« Ils passèrent à proximité d’une sculpture compliquée. Un enchevêtrement de tiges d’acier qui ressemblait à un0bb0ae376e9ee5a316a7acf5fcb47be6.jpg oursin sur pattes. Pour autant qu’ils pouvaient en juger.

- Vous y comprenez quelque chose, vous ? demanda Desmidt.

- A quoi ?

- A ça !

Le lieutenant montra du doigt l’œuvre d’art.

- Moi, j’y comprends jamais rien, il ajouta au bout d’un moment. Y a sûrement une explication, notez. Un sens. Des gens pour qui c’est parlant. Qui voient là-dedans autre chose qu’un amas de ferraille. Peut-être qu’il faut que le regard se fasse, s’habitue. Peut-être que c’est seulement une question d’accoutumance. Ou d’angle. De point de vue. En regardant de plus loin, de plus haut, peut-être que ça prend une autre signification. La bonne. C’est quand même plus simple de se dire qu’il y a rien à comprendre. » (Chapitre 13)

20.11.2007

Sur les traces de Jugurtha

Avec Mort à Dunkerque, j'avais quelque peu malmené la géographie urbaine de la cité de Jean Bart. Pour Une Nuit de Carnaval, dans un souci d'authenticité, j'ai décidé de me montrer plus rigoureux dans la description des endroits où les personnages allaient évoluer. Et pour cela quoi de mieux qu'une enquête de terrain ? Sinon plusieurs enquêtes de terrain dont voici un premier aperçu. Muni de mon petit appareil, j'ai arpenté les rues, les jardins, les monuments, les musées, même. Tiens en parlant de musée, si on commençait par  

Une visite au LAAC (Lieu d'Art et d'Action Contemporaine)

"Au coin de l’avenue des Bains et de la rue des Chantiers de France, Schuster parqua la voiture. Il monta sur le trottoir. Un autre véhicule de police était déjà stationné devant l’entrée du parc. Jugurtha, suivi de son jeune 8008f81540ee69b530bcea992f51d706.jpggarde du corps, pénétra le jardin par un  petit portail à la mine tourmentée. Le ton était donné. On entrait dans un nouvel univers. Le monde de l’Art. Autant dire une autre planète. De toute évidence, les lampadaires bordant l’allée avaient été placés là plus pour le décor qu’autre chose. La faible lumière qu’ils diffusaient permettait tout juste au passant de ne pas s’écarter du sentier pavé qui sinuait au milieu des étendues gazonneuses. Question de priorité, sans doute. A côté de cela, les responsables du parc n’avaient pas lésiné sur l’éclairage des sculptures disséminées un peu partout sur les pelouses. Des projecteurs individuels, parfois de couleurs, tiraient de l’ombre assassine, dans laquelle le pauvre passant nocturne avançait presque à tâtons, des ouvrages de fer et de pierre qui semblaient avoir poussé de ci de là comme des pestes végétales.

"Jugurtha passa devant un squelette de ferraille à qui il manquait les bras et la tête. Une sorte de vénus de e6a05c9ad2995fe940e7cc6587626c00.jpgMilo de l’ère industrielle, assise, bien droite, les fesses dans l’herbe. L’esthétisme baroque de cet épouvantail d’acier figé dans son inutilité plongea le policier dans une profonde perplexité. Il s’arrêta quelques instants. Sur une stèle, à côté, on avait indiqué le nom de ce chef d’œuvre. Hommage à Pedro Rodriguez. Jugurtha ne chercha pas à comprendre. Pas plus ce qui avait présidé au dépôt de cette antiquité dans un jardin public que la signification de ce titre. Il se demanda juste ce que tout ça donnait de jour. Peut-être qu’à lumière du soleil, ça avait une autre allure. Sans doute, même. Il se promit de revenir faire un tour. A l’occasion." (Chapitre 13)

 

La suite demain

17.11.2007

Interview Delta FM

Pour ceux qui aurait raté ce grand moment radiophonique, voici l'occasion de réentendre l'interview réalisée sur les ondes de Delta FM, le 29 Octobre dernier. Attention, ouvrez bien les oreilles c'est très court.

15.11.2007

Si on me demande ...

 

 ... Samedi, je suis au salon du livre de Bailleul qui ouvrira ses portes à 14 heures. Cette année, le programme est moins précis que l'an passé mais il y a fort à parier que l'ambiance sera toute aussi chaleureuse. La météo prévoit, en outre, un temps splendide quoi que plutôt frais. Une occasion rêvée pour venir se réchauffer dans la salle des fêtes de cette riante bourgade flamande. Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur le site de la ville de Bailleul.

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14.11.2007

Comment ça commence ?

 

Je mets en ligne un petit extrait du chapitre 2. Le premier (comme vous le constaterez en lisant le livre !!!) est plus une épigraphe qu'un réel élément de l'intrigue. Un bout du chapitre 2, donc. Juste pour donner une idée et peut-être envie d'en savoir plus. Qui sait? Mais surtout pour ne pas avoir de problèmes avec mon éditeur.

 

            - Ça commence bien ! soupira Godard en regardant sa montre.

            Le lieutenant Desmidt ignorait si la remarque lui était destinée ou bien si le brigadier pensait tout haut, comme on dit vulgairement. Dans le doute, il préféra garder le silence. D’autant qu’il ne voyait pas bien ce qu’il aurait pu répondre à ça. « Ça commence bien »,  ça n’appelait pas de réponse particulière. Tout juste un hochement de tête. Et encore. Il attendit sagement la suite, s’il devait y en avoir une. Ce qui était loin d’être certain. S’interrogeant sur le sens de cette phrase. Se demandant surtout pourquoi Godard avait jugé utile de dire ça - les premières paroles qu’il prononçait depuis qu’ils étaient arrivés sur les lieux. Si c’était à cause de l’heure matinale ou bien s’il s’agissait plutôt d’une formule toute faite. Comme on aurait dit « V’là autre chose » ou « nous v’là bien ». Un truc dans le genre. Trois petits mots qui ne voulaient rien dire. Trois petits mots juste pour parler, pour combler le silence, couvrir peut-être le bruit du vent du large qui leur sifflait aux oreilles.

                A bien y réfléchir, ce n’était pas l’expression la mieux indiquée. Bien sûr, Desmidt n’était pas idiot au point de ne pas avoir perçu la portée ironique de la phrase. Il n’empêche. Ça ne commençait pas bien du tout. Ça commençait comme on voulait mais sûrement pas bien. Et puis, ça commençait, c’était vite dit. Ça dépendait pour qui, en tout cas. Pour le pauvre type étendu sur le sable dans son costume grotesque à quelques mètres d’eux, ça ne commençait pas. Pour lui, ça ne commencerait plus du tout, même. Plus jamais. Evidemment, c’est le cours fatal des choses, diront certains. Ainsi va le monde. La fin pour les uns et le début pour les autres. Quelqu’un s’en va, un autre prend sa place. Si seulement, c’était aussi simple que ça. Qui c’est qui allait prendre sa place à celui-là ? Et quelle place ?

Desmidt s’approcha du massif d’oyats au milieu duquel reposait ce gros tas de chair inerte engoncé dans un déguisement outrancier qui incendiait le paysage. Son visage était en partie dissimulé par un énorme couvre-chef dans lequel étaient piqués avec un désordre étudié des plumes, des fleurs, des fruits et… des tétines en plastique. Sortant de sous ce chapeau, les mèches blondes, presque blanches, d’une perruque bouclée ondulaient le long de son cou. Ses épaules étaient recouvertes d’un blouson de fourrure qui laissait plus qu’entrevoir un énorme soutien-gorge. Les jambes à dix heures dix s’ornaient d’un porte-jarretelles qui tenait solidement amarré une paire de bas roses striés de noir, par endroits déchirés, et qui plongeaient mystérieusement dans l’abîme puant de ses lourds godillots. Son lourd godillot, pour être exact. Desmidt remarqua, en effet, qu’il lui manquait une chaussure. Le gros orteil de cette cendrillon d’épouvante émergeait à travers un trou du collant. Le lieutenant secoua mollement la tête.

             - Ça commence tôt, surtout, il finit par dire.

 

13.11.2007

Changement de nom

 Christophe Lecoules

Voici le nouvelle appellation de mon blog. Je sais, ça un fait un peu (et même beaucoup mégalo) mais je ne pouvais décemment pas continuer à appeler mon site Mort à Dunkerque surtout depuis la sortie de Une nuit de Carnaval. Alors, après des heures et des heures passées à chercher un nouveau nom, j'ai décidé d'aller au plus simple, me persuadant que, quitte à passer pour un narcissique tendance nombriliste (ce qui, il fait bien le reconnaître, est le syndrome le plus répandu chez les auteurs, sinon ils n'écriraient pas. Ceux qui disent le contraire ne sont que des menteurs et je les attends.), ça aurait au moins le mérite d'être clair. Mort à Dunkerque est mort. Vive Christophe Lecoules.

11.11.2007

Evènement interplanétaire

Si j'ai quelque  peu délaissé ces dernières semaines mon blog, c'est que j'ai été très occupé (vous vous en59c22d26ed01d2349fa181969fa3ba82.jpg doutez) notamment par  la sortie toute récente de mon dernier opus, Une nuit de Carnaval  paru le 25 Octobre, publication à peine éclipsée par la sortie simultanée (hasard du calendrier ou volonté de me nuire, plus probablement) de l'ultime pochade d'une sombre romancière écossaise racontant les tribulations d'un apprenti sorcier dont vous avez peut-être entendu vaguement parler. Qu'importe. L'essentiel c'est que le livre, dont voici un petit avant-goût (couverture et pitch, comme on dit dans le métier), soit enfin disponible dans les meilleurs points de vente.

« Au moment où le cortège atteignait la place Jean Bart, une vive douleur sous l’omoplate droite le fit se cambrer. Quelque chose s’était fiché entre ses vertèbres. Il ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Instinctivement, il tourna la tête mais il ne put rien apercevoir sinon des masques, bouches ouvertes, qui, à la vue de sa statue, chantaient les louanges du bienveillant corsaire. Jean Bart, Jean Bart Salut à ta mémoire...Il sentit un liquide chaud couler le long de son dos et mit quelques secondes à réaliser que c’était son propre sang. »

« Anne-Marie, tu n'as pas de mari ? Anne-Marie, tu n'as pas d'enfant ? » Le chef de la Brigade Criminelle de Dunkerque en est convaincu. La clef du mystère est là. Dans ces quelques vers d'une vieille chanson exhumée du fond des âges pour mettre en musique une farandole macabre. Cette année, en effet, c'est au rythme des cadavres que vit le Carnaval. Aux fifres et aux tambours, fait aujourd'hui écho le sinistre bruit des corps qui tombent. Œuvre d'un fou ? D'un maniaque ? D'un tueur en série ? Tout le monde se perd en conjecture. Tout le monde sauf le placide commandant Jugurtha, fraîchement débarqué dans la ville portuaire, et qui mène l'enquête. A sa manière. Déconcertante, pour le moins. Surtout pour ses collègues. Il est vrai qu'entre son emménagement qui a tendance à s'éterniser et l'accouchement imminent de sa femme, il a un peu la tête ailleurs. La tête ailleurs, mais les idées claires. Suffisamment, en tout cas, pour démêler cet imbroglio où les cadavres costumés et un tueur masqué avancent dans l'ombre. Et en cadence.

 

 

12.10.2007

Ça se précise

La sortie est maintenant imminente. J’en saurais un peu plus dans quelques jours mais nous sommes maintenant suffisamment près de la parution pour que je prenne le risque de divulguer quelques informations. Le titre d’abord. Après moult tractations, le roman s’intitulera finalement

Une Nuit de Carnaval

Polar qui, comme vous l’aurez compris, aura pour toile de fond le Carnaval.

Je ne puis en dire davantage pour l’instant.

Plus de détails dans notre prochain bulletin.

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