28.08.2007

scène coupée au montage

Comme dans les DVD, voici les bonus tracks avec dans la catégorie scènes coupées au montage, la rencontre avec la mère de Rudy, le garde du corps. Dans la version définitive (chapitre 21), j'ai placé la scène à l'hospice. Je crois que j’ai bien fait de mettre celle-là au panier. Mais puisque j'ai promis de ne rien cacher (surtout dans la rubrique Secrets), voilà ce que ça donnait au départ.

Après Bray-Dunes, une petite départementale coupe la nationale. Le panneau, qui doit dater d’après la guerre, comme presque tout ici, indique Zuydcoote 1,5 km. Zuydcoote ? Un week-end, tu ne dis pas, mais une petite heure. Sait-on jamais ? Le feu passe au vert. Sans plus réfléchir, tu mets ton clignotant et tu files vers la mer.
Passées les premières maisons isolées, tu te retrouves au milieu d’une petite place qui n’a rien à envier à ses consœurs de la région. Un clocher, un beffroi pour faire bonne mesure. Quelques commerces groupés autour des rares maisons flamandes encore debout. Tu gares ton véhicule devant la poste. A cette heure-là, il y a encore de la place. Il n’y a surtout personne dans les rues. Il y a encore trente ans, il aurait suffi de pousser la porte du bureau, de feuilleter l’annuaire du département et le tour était joué. Mais aujourd’hui, ce n’est plus aussi simple. Ce n’est plus les PTT, c’est La Poste. On ne s’occupe plus seulement de l’acheminement du courrier. On préfère boursicoter avec les bas de laine des petits vieux, les seuls qui continuent à faire confiance à cette institution. Pas de regret, de toute façon, le bureau est fermé. Tu irais bien t’adresser à la mairie mais tu as peur de t’entendre répondre que ce n’est pas ici qu’on pourra te renseigner.
- Je fais quoi, alors ? Je vais quand même pas me mettre à brailler au milieu de la place.
Ce serait une idée, note. Le village n’est pas bien grand. Tout le monde doit se connaître là-dedans. Surtout que les Zoonekin, ils doivent être installés ici depuis au moins neuf générations. Sédentaires dans l’âme, attachés à leur terre.
Non, ce qu’il faudrait ce serait un passant providentiel, un promeneur attardé ou un type qui irait faire crotter son chien. Et qui habiterait là depuis suffisamment longtemps pour pouvoir te renseigner. Mais c’est peut-être beaucoup demander. A cette heure-là, les promeneurs ils ne sont pas légion. Ça se comprend.
Comme il faut bien trouver une issue, en voilà tout de même un. Sur sa bicyclette. Tu l’accostes du bord du trottoir. Ailleurs, le type se serait sûrement carapaté en bougonnant qu’on lui foute la paix. Mais ici on est dans le Nord. Les gens s’arrêtent quand il rencontre un voyageur égaré. Tu poses ta question. La maison de Madame Zoonekin ? Bien sûr qu’il connaît. Ils sont même comme qui dirait voisin. Une veine ! Même si tu te doutes qu’ici tout le monde est un peu le voisin de tout le monde. Ce n’est pas loin, à ce qu’il dit. Il commence à t’expliquer et puis finalement renonce. Ce sera plus facile de te conduire. Tu as beau expliquer que tu es motorisé, il insiste pour que tu montes sur le porte bagage de son vélo et c’est dans ce ridicule équipage que vous traversez le bourg.
Il y a un point sur lequel il n’avait pas menti, ton convoyeur. Ce n’est effectivement pas loin. Il te débarque quelques hectomètres plus loin en face d’une petite maison. Aussi modeste d’apparence que l’est sa propriétaire. Enfin, c’est comme ça que tu te l’imagines, en tout cas. Une poignée de main chaleureuse plus tard, tu sonnes à la porte. Une voix te répond mais pas là où tu l’attendais. Tu te retournes. De l’autre côté de la rue, une fenêtre s’est ouverte laissant apparaître le visage d’une femme au delà des ans.
- Je cherche Madame Zoonekin, tu expliques. J’aurais aimé lui parler.
- Elle n’est pas là. La pauvre. Vous n’êtes pas au courant. Son fils est mort.
Comment tu as pu oublier ça ? Ce n’est pas le genre d’informations qui passent inaperçues. Tu t’attendais à quoi ? Que la brave femme soit là à cultiver ses betteraves, l’air de rien.
- Je sais. Mon nom est Francis Deberghe. Je représente Les assurances du Littoral.
On ne sait jamais. Ça a déjà marché une fois. Avec un peu de chance.
- C’est que je ne sais pas quand elle reviendra, vous savez.
- Pardonnez-moi. Le monsieur qui m’a conduit m’avait dit que vous habitiez là.
- C’est vrai. Mais ma voisine est partie et elle m’a demandé de nourrir ses chats. J’arrive.
En d’autres lieux, tu aurais compté les minutes qui passent en dénombrant les voitures ou les passants. Le temps se serait égrené au rythme de ces allées et venues. Pour le coup, tu dois te contenter de scruter les deux extrémités de la rue, sans jamais rien voir venir. Enfin, la porte de la maison d’en face s’ouvre, juste ce qu’il faut pour que le corps modèle réduit de cette pauvre femme puisse se glisser dehors.

23.07.2007

Les icônes

Une fois l’idée du roman plus ou moins en place, le projet s’est rapidement orienté vers une detective story (comme disent nos amis d’Outre Atlantique) principalement parce que cela me donnait la possibilité de balayer plus largement le spectre policier en envisageant à la fois les incontournables représentants de l’ordre (qui dit roman policier dit policiers, non ?) mais aussi la figure légendaire de l’enquêteur solitaire, du privé. J’ai rapidement évacué l’incongruité que représentait la présence d’un détective privé dans une ville comme Dunkerque. Même s’il doit bien y en avoir. medium_images.5.jpgJ’avoue ne pas m’être renseigné sur la question. Mais, comme l’intention était plutôt parodique, j’ai fini par me persuader que ça n’avait pas d’importance. Curieusement, je ne me suis guère inspiré d’Hercule Poirot, l’icône des détectives, préférant me tourner vers les mythiques private eye (ceci pour vous montrer combien la langue de Shakespeare m’est familière) au premier rang desquels j’ai placé le duo américain Sam Spade et Philip Marlowe, popularisés à l’écran par l’inégalable Bogey. medium_Nestor_Burma.4.jpgLe second modèle fut français. De Nestor Burma, j’ai gardé le regard mordant et l’humour acide que je me suis efforcé de transmettre à mon personnage. Enfin, comme je ne voulais épargner au lecteur aucun des clichés sur lesquels la réputation des privés s’est bâtie (penchant pour l’alcool, la cigarette, les secrétaires atomiques et un upercut sensible), j’ai également lu les innombrables parutions des années fastes (quarante à soixante) avec une attention toute particulière pour l’immortel Mike Hammer de Mickey Spillane.medium_Mike_hammer_3.jpgVoilà. J’ai pris tous ces ingrédients. J’y ai ajouté ma touche personnelle. J’ai secoué et c’est ainsi qu’est né Francis Rose-Rosette.

20.07.2007

Epigraphes, vous avez dit épigraphes ?

Tout d’abord, je tiens à dire que j’adore les épigraphes. Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours aimé ça. Une petite phrase en tête d’un livre qui éclaire, oriente la lecture. A tel point que je ne pouvais concevoir l’écriture du mien sans placer une citation en exergue, me disant, qu’en plus de cela, de cette manière, il y aurait au moins une phrase de bonne dans ce roman.

Le problème c’est que, pour Mort à Dunkerque, j’hésitais entre plusieurs. Tant et si bien qu’au lieu de choisir, je me suis dit que le mieux c’était de toutes les mettre.

Qu’on n’aille tout de même pas se méprendre. Au-delà de cette simple pulsion littéraire, il y a quand même toute une réflexion. J’entends par là que les épigraphes jouent un rôle actif dans l’ouvrage. Mais laissons plutôt parler l’auteur à ce sujet …


podcast

Deux questions concernant les épigraphes reviennent régulièrement dans la bouche de ceux que je suis amené à rencontrer au sujet de ce livre sur des salons ou dans des conférences.

La première consiste en une sorte de remarque moitié admirative, moitié dubitative sur l’étendue de ma culture littéraire en matière de roman policier. A cela, je réponds modestement que si je connais (et ai lu) bon nombre de romans policiers, ce n’est pas forcément le cas de tous ceux qui sont cités en exergue de chaque chapitre. Je le confesse à ma grande honte. Pour certains (une faible part quand même, je dirais 10 à 15%), il m’a suffi de me renseigner sur le contenu et de feuilleter les ouvrages pour y trouver la phrase que je cherchais ou qui convenait.

La seconde question est plus insidieuse, plus soupçonneuse, même, pourrait-on dire. Jugez vous-même : Ces phrases, ne serait-ce pas vous qui les avez inventées ?

Mon honneur est en jeu et je profite de cette tribune pour le laver en déclarant solennellement, en jurant même sur la tête de mon éditeur que je n’ai inventé aucune de ces épigraphes. Elles sont toutes authentiques. Et je suis prêt à le prouver. En citant mes sources. Mais pour garder mon lectorat webien en haleine, je ne révélerai ceci que dans une prochaine note…

17.07.2007

Une histoire de préambule

Encore aujourd’hui, je ne suis pas pleinement satisfait du préambule. En même temps, il me paraissait incontournable en tant que règle du jeu. C’est dans ce prologue que se justifie le parti pris de la seconde personne du singulier, là également que s’explique le ressort principal sur lequel est bâti le roman tout entier. J’ai remanié un bon nombre de fois cette partie du livre sans arriver au résultat que j’escomptais. La preuve, cet embryon, cet essai avorté que je livre impudiquement à la sagacité des lecteurs.

- Je suis vraiment obligé de dire tout ça : « Francis Rose-Rosette, détective privé » ?

Obligé, ce n’est pas le mot. Disons que, vu le contexte, c’est encore ce qui convient le mieux. Maintenant, si la question est de savoir s’il faut en passer par là, je te répondrais simplement que l’histoire étant déjà écrite, il ne reste plus qu’à la jouer. Bien sûr, ça n’exclut pas quelques petits ajustements de dernières minutes, quelques libertés avec le scénario préétabli mais l’orientation générale est connue. Tout comme l’issue. Tout est tellement codifié. Je n’y suis d’ailleurs pour rien. Je ne fais que me plier aux règles du genre. Respecter le code immuable. Autant dire que ta marge de manœuvre est plutôt limitée, si tu veux tout savoir. Les personnages dans ce genre d’histoires, c’est un peu comme des héros tragiques. Ils connaissent leur sort par avance

Tout le monde connaît son sort, le destin auquel il est promis. On sait déjà que tu vas coffrer l’assassin. On sait déjà que ce sera qu’à quelques pages de la fin. L’assassin, lui-même, a déjà admis cette évidence qu’il se fera coincé. Tout le monde fait semblant de ne rien savoir mais personne n’est dupe.

- Excuse-moi mais, si je peux me permettre, tout ça me paraît pas très judicieux.

Quoi, tout ça ?

- Ben, mon nom pour commencer. Francis Rose-Rosette ! Où est-ce que tu es allé chercher un blaze pareil ?

11.07.2007

Une histoire de titre

Lorsque Gilles Guillon, le vénéré directeur de la collection Polar en Nord, m’a fait savoir que Ravet-Anceau avait l’intention de publier ce qui ne s’appelait pas encore Mort à Dunkerque, je m’étais conditionné, me préparant à d’éventuelles modifications, des suppressions de passages, des transformations de chapitres. Je m’étais fait à cette idée que de tels arrangements étaient inhérents à l’édition d’un roman. La seule chose que je ne voulais pas changer c’était le titre. Anatomie du policier. Au final, c’est le seul élément qui ait été modifié.
J’étais très attaché à ce titre. Pour diverses raisons. D’abord parce que cela me semblait bien définir l’orientation de l’ouvrage. Une sorte de planche d’anatomie du roman policier. La coupe d’un corps où l’on verrait les nerfs, les muscles, les os et tout ce qu’on n’a pas l’habitude de voir. En outre, la scène initiale où le héros (le policier, dirons-nous) se regarde nu dans la glace, dévoilant son anatomie, trouvait sa justification.
Plusieurs choses me gênaient (me gênent encore, pour être tout à fait honnête) dans le titre Mort à Dunkerque. D’abord, le fait que le nom de la ville soit ainsi mis en avant alors que, paradoxalement, il n’est pas cité une seule fois dans tout le roman. De plus, je craignais qu’il y ait tromperie sur la marchandise. Que les gens allaient se précipiter sur le livre et chercher à retrouver un Dunkerque qu’il ne reconnaîtrait peut-être pas puisque l’idée du roman était ailleurs.
Evidemment, la logique commerciale est tout autre. Et, de ce point de vue là, je ne peux que louer le sens marketing de mon éditeur. Il y a fort à parier qu’un titre comme Anatomie du policier, a fortiori dans une collection qui promotionne le polar dans le Nord, aurait laissé les lecteurs (et pire, les acheteurs) perplexes.
Voilà comment Anatomie du policier est devenu Mort à Dunkerque. Ça a, au moins, le mérite d’être clair. Il y a un mort (deux même) et ça se passe à Dunkerque, donc …

05.07.2007

Rediffusions estivales

C'est l'été (même si ce n'est pas évident quand on regarde par la fenêtre),  la saison creuse. Tout le monde est parti ou presque. Alors, j'ai décidé de faire comme à la télé: rediffuser les programmes de l'année en cours, en attendant la grille de rentrée. Il n'y pas de raison.

Commençons par le début. La genèse (Rediffusion du 11 Février)

Au commencement était l'Idée. Et l'Idée était ... une idée à la con. Comme la plupart des idées. Les miennes, en tout cas.
Alors voilà. Je suis affalé sur mon canapé à regarder un film policier ou une série. Peu importe. Un type à la mine franchement patibulaire (mais presque, comme dirait l’autre) vient s’encadrer plein écran. Et la réflexion qui me vient c’est « Oh, toi, tu m’as pas l’air net. Tu serais derrière tout ce merdier que ça ne m’étonnerait pas ». Et voilà. Ça commence comme ça.
Je n’ai pas la prétention de croire que je suis le seul à faire des commentaires en regardant les films mais peu à peu l’idée germe que ce serait amusant un roman où une voix extérieure à l’intrigue ferait comme ça des commentaires sur l’action en train de se dérouler. L’idée germe, donc, puis elle croît. Jusqu’à devenir une belle plante. Du moins, une plante assez grande pour que je tente la bouture. La première : une forme expérimentale. Je me dis que, à défaut d’être réussi, le livre sera au moins atypique.
Après quelques tentatives un peu alambiquées où j’imagine une structure complexe (sur le côté gauche de la page l’action, sur le côté droit les réflexions du narrateur), je me résous à opter pour une sorte de gros dialogue entre l’auteur et le personnage. Tutoiement de rigueur, bien sûr. Entre intimes. Et du coup, originalité du roman. Rédigé non pas à la première personne ni à la troisième mais à la seconde. Avec pour cela un bon alibi. Pas un simple exercice de style qui n’a de justification que le parti pris de départ mais une réelle nécessité narrative.
Ce qui m’amusait avant tout c’était de créer le décalage. Prendre du recul par rapport à l’intrigue. Que le protagoniste lui-même ait conscience de sa situation non pas de détective mais de personnage de roman policier. Souligner une certaine distance par rapport à sa condition aussi et ce qu’il était en train de vivre. Pas l’aventure en tant que telle mais l’intrigue policière dans son ensemble. Toute intrigue policière. Au lieu de se laisser manipuler par son créateur, il donne un avis sur la question. Tandis que l’auteur le guide, lui dit ce qu’il faut faire sans tout lui dévoiler.
Au final, un roman avant la fin des travaux, quoi ! Voilà à quoi ça pourrait se résumer. Avec encore les échafaudages, les fils qui traînent par terre, le plâtre aux murs. Que le lecteur marche à travers ce décor qui se met en place à mesure qu’il avance.

12.03.2007

Quiz chaud (hot même) 3

Troisième série. Pour vous dire comment ça devient dur, moi-même je ne suis plus trop sûr de savoir où j’ai emprunté ces citations. Il va falloir que je fasse des recherches.

 

1) Commençons par du trouvable. « La femme en noir sourit, poliment » William Irish. La femme en noir, ça devrait vous mettre sur la voix.

2) Ça, en revanche, c’est moins évident. « A sa grande surprise, il s’avéra que le service de l’Immigration n’avait pas une idée très précise du nombre de réfugiés se trouvant à Ystad » Henning Mankell

3) Et que dire de « - Je dois effectuer à l’étranger une démarche plutôt délicate. Et pour ça, j’aurais besoin d’un garde du corps » Anne Secret

4) Ou de « - C’est grave ? - C’est toujours grave et le pronostic est souvent catastrophique. » (Robin Cook)

5) Revenons vers du connu. « J’entrai me taper un Martini dans un bistrot plein comme un œuf d’une bruyante jeunesse estudiantine »  Léo Malet

6) Du classique même avec Edgar Poe « Nous lui souhaitâmes cordialement la bienvenue ; car l’homme avait son côté charmant comme son côté méprisable, et nous ne l’avions pas vu depuis quelques années… » 

7) Voire de l’ultra-classique. « - Seriez-vous en train de me chanter, superintendant, qu’il s’agit d’un de ces fichus cas qu’on ne trouve que dans les romans policiers (…) » ? Agatha Christie

 

Les réponses Dimanche. Enfin, j’espère.

25.02.2007

Quiz chaud

Afin de donner un côté ludique à ce blog, voici un petit jeu pour les amateurs de romans policiers. Il n’y a rien à gagner, si ce n’est l’admiration sans borne de l’auteur (je sais, ce n’est pas terrible, mais si je promettais plus, je ne pourrais pas tenir). Une occasion aussi pour moi de prouver que je n’ai rien inventé, que toutes mes citations sont authentiques (des fois que certains en douteraient encore).

28 épigraphes parcourent le livre, inaugurant chacun des 28 chapitres. Serez-vous capables de retrouver de quels ouvrages elles ont été tirées ?

Commençons par les faciles :

1) « Ce crime est la première chose importante qu’on lui confie. » Alain Robbe-Grillet 

Alors, c’est dans quoi ?

Et ça ?

2) « - C’est une femme qui voudrait te voir, dit-elle. Elle s’appelle Miss Wonderly » Dashiell Hammett

Trop simple ! Ne parlons pas de ce qui suit.

3) «- Quel est cet homme ? demanda Rouletabille en retournant son omelette. » Gaston Leroux

4) « Sa physionomie placide reflétait la satisfaction intérieure qu’il éprouvait toujours quand un problème digne d’intérêt s’offrait à ses méditations » Conan Doyle

Elémentaire, mon cher …

5) « Elle glissait une charentaise devant l’autre avec une millimétrique prudence.» Daniel Pennac

Franchement, là, si vous n’avez pas trouvé !...

6) « Depuis trois ans qu’elle travaillait pour moi, je n’avais jamais essayé d’en faire autre chose que ma secrétaire » Mickey Spillane

Celle-là, si vous êtes allés faire un tour sur le site, vous n’aurez aucun mal à trouver sa provenance.

7) « Il était l’heure de se présenter aux entrées, service des mises en liberté » Edward Bunker

Pareil pour celle-ci.

Les réponses et la seconde série, la semaine prochaine. N’hésitez pas à laisser vos solutions dans les commentaires.

23.02.2007

Polarothèque

Récemment, lors d’une rencontre avec une classe de collège, un élève m’a posé LA question. Quel est votre livre préféré ? Celui que j’emporterais sur une île déserte pour reprendre la formule consacrée (en admettant surtout que je débarque – par quelle opération ?- sur une île déserte, qui plus est avec un livre).

La réponse était toute prête. Elle l’est depuis des années. Si je ne devais garder qu’un livre ce serait Voyage au bout de la Nuit de Céline. Le livre. Celui où on trouve tout. Où tout et tous se retrouvent.

Bon, d’accord. Mais ce n’est pas un roman policier. C’est vrai. C’est ce qui m’a amené à me poser la question : Et si je ne devais garder qu’un seul polar ? Choix cornélien dont je n’ai pu me sortir qu’en proposant, dans la série apprenons à nous connaître, cet échantillon, mon viatique pour les amateurs du genre.

medium_Bete_et_la_belle.jpgRestons cocardier pour commencer. Avec La Bête et la Belle de Thierry Jonquet. Polar surprenant jusqu’à son dénouement qui réserve bien des surprises (une au moins, mais de taille). Je l’ai fait lire à mes élèves. Et j’encourage tout le monde à en faire autant. Je ne pouvais décemment pas, après tout ce que j’ai dit sur lui, laisser de côté Léo Malet, medium_Boul_mich.jpgun grand auteur, injustement tombé dans un oubli que j’espère passager. Les quinze romans qui composent Les Nouveaux mystères de Paris sont tous exceptionnels. medium_Pars_vite_et_reviens_tard.3.jpgUne petite préférence quand même pour Mic-mac moche au boul’mich. Qui me rappelle le temps de ma jeunesse folle, où j’étudiais à la Sorbonne. Enfin, l’incontournable Fred Vargas. Je n’aime pas tout mais Pars vite et reviens tard est vraiment un excellent polar. Un excellent livre, tout court. Au même titre que Debout les Morts, d’ailleurs.

medium_Dalhia_noir.2.jpgJ’avoue que mon goût m’entraîne plus facilement Outre-Atlantique. Sans sombrer dans la béate vénérations des auteurs américains, je dois reconnaître mes plus grands chocs littéraires dans le domaine policier viennent de là-bas. Le Dahlia Noir, d’abord, de James Ellroy. Un véritable coup de poing dans la figure. Dont je ne me suis toujours pas remis. Pas plus medium_Aucune_bete_aussi_feroce.jpgque de la lecture d’Aucune bête aussi féroce d’Edward Bunker. Je m'en voudrais d'oublier l'incomparable 1275 âmes medium_1275_ames.jpgde Jim Thompson que j'affectionne autant pour l'oeuvre elle-même que parce qu'elle a permis à Bertrand Tavernier de réaliser peut-être son meilleur film (Coup de Torchon). Plus classique mais bougrement efficace La Nuit du Renard de Mary Higgins Clark, un des rares livres que j’ai lu plusieurs fois. medium_Nuit_du_Renard.jpg

Un vent d’histoire enfin et d’exotisme. Robert Van Gulik et la Chine millénaire qui sert de toile de fond aux enquêtes du juge Ti. Je lis ça comme des BD. Un petit penchant pour Meurtre à Canton, L’Enigme du clou chinois et surtout Le Monastère hanté.

medium_Monastere_hante.jpg

12.02.2007

Rendez-vous

Les fêtes de fin d'année s'éloignent. C'est la saison des salons (qui reprennent).
Je serai ainsi à celui de Bondues le Samedi 17 Mars et à Lens le 31 du même mois. Des fois que certains fans veuillent me rencontrer. On peut rêver.
Je communiquerai les horaires de garde ultérieurement.

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